L'Ankou

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L'Ankou

Message par Edelgran le Mar 1 Mar - 11:41

L’Ankou:

Il existe beaucoup d’histoire parlant de l’Ankou. Se montrant souvent comme un squelette tenant une faux, l’Ankou est considéré comme le passeur des âmes vers le grand océan de l'Ouest. Il attend dans sa Barque de Nuit ( Bag Noz) les âmes des trépassés (Anaon) pour les mener vers le pays de l'autre monde. Notons cependant que de nombreuses âmes partent seules dans l'autre monde en utilisant le flux et le reflux des marées et en reviennent parfois sous la forme de brouillard. Ce montrant aussi bien sur terre que sur mer , celui qui entend le grincement des roues de ce "convoi de malheur" doit s'attendre à la mort prochaine d'un proche, et jamais personne n'a réchappé d'une rencontre avec lui.


Voici quelques légendes :
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Re: L'Ankou

Message par Edelgran le Mar 1 Mar - 11:42

La ballade de l’Ankou.

Vieux et jeunes, suivez mon conseil.- Vous mettre sur vos gardes est mon dessein ; - Car le trépas approche, chaque jour, - Aussi bien pour l'un que pour l'autre.
- Qui es-tu ? dit Adam. - A te voir j'ai frayeur.- Terriblement tu es maigre et défait ; - Il n'y a pas une once de viande sur tes os !
- C'est-moi, l'Ankou, camarade ! - (C'est moi) qui planterai ma lance dans ton coeur; - Moi qui te ferai le sang aussi froid - Que le fer ou la pierre !
- Je suis riche en ce monde ; - Des biens, j'en ai à foison ; - et si tu veux m'épargner, - Je t'en donnerai tant que tu voudras.
- Si je voulais écouter les gens, - accepter d'eux un tribut, - (Ne fût-ce) qu'un demi denier par personne, - je serais opulent en richesses !
Mais je n'accepterai pas une épingle, - Et je ne ferai grâce à nul chrétien, - Car , ni à jésus, ni à la Vierge, - Je n'ai fait grâce même.
Autrefois, les "pères anciens" - Restaient neuf cent ans sur la brèche. - Et cependant, vois, ils sont morts, - Jusqu'au dernier, voici longtemps !
Monseigneur saint Jean, l'ami de Dieu ; - Son père Jacob, qui le fut aussi ; - Moïse, pur et souverain ; - Tous, je les ai touchés de ma verge.
Pape ni cardinal je n'épargnerai ; - Des rois (je n'en épargnerai) pas un, - Pas un roi, pas une reine, - Ni leurs princes, ni leurs princesses.
(Je n'épargnerai) archevêque, évêque, ni prêtres, - Nobles gentilshommes ni bourgeois, - Artisans ni marchands, - Ni pareillement, les laboureurs.
Il y a des jeunes gens de par le monde, - qui se croient nerveux et agiles ; - Si je me rencontrais avec eux, - Ils me proposeraient la lutte.
Mais ne t'y trompe point, l'ami ! - Je suis ton plus proche compagnon, - Celui qui est à ton côté, nuit et jour, - N'attendant que l'ordre de Dieu.
N'attendant que l'ordre de Père Eternel ! ...Pauvre pécheur, je te viens appeler. - C'est moi l'Ankou, dont on ne se rachète point ! - Qui se promène invisible à travers le monde ! - Du haut du Ménez, d'un seul coup de fusil, - Je tue cinq mille (hommes) en un tas !


Texte issu de La Légende de la Mort, Anatole Le Braz
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Re: L'Ankou

Message par Edelgran le Mar 1 Mar - 11:43

L'Ankou dans la maison neuve

Fulupic an Toër, un couvreur en chaume, de Plouzélambre, achevait un soir de couvrir une maison neuve qu'un petit fermier de la commune avait fait bâtir dans le dessein de venir l'habiter à la Saint-Michel suivante.
Son travail fini, Fulupic descendit de son échelle et l'enleva pour la serrer à l'intérieur de la maison, avec ses autres outils, ainsi qu'il en avait coutume chaque soir au moment de regagner son logis. Mais, quand il ouvrit la porte à cet effet, il fut tout étonné d'apercevoir une ombre debout dans le couloir qui séparait la cuisine de la pièce de décharge.
-Piou zo azé ? (Qui est là ?) Demanda-t-il, non sans un petit froid dans le dos, car il était certain que, de toute la journée, pas un être vivant ne s'était montré dans les alentours.
L'ombre ne bougea ni ne répondit. Alors il répéta sa question :
-Piou zo azé ?
Même silence de la part de l'inconnu.
-Sacré Dié, se dit Fulupic, voici un personnage qui ne semble pas désireux de lier conversation. Il ne doit cependant pas s'être introduit pour voler, car, puisqu'il n'y a que le toit et les murs, je ne vois pas ce qu'il pourrait emporter. Je vais l'interpeller une troisième fois ; s'il persiste à faire le muet, tant pis, je lui enfonce mon échelle dans le ventre : ça lui ouvrira peut-être la bouche, du même coup.
Et Fulupic de recommencer pour la troisième fois :
-Piou zo azé ?
Et cette fois fut, en effet, la bonne, car l'homme mystérieux releva la tête qu'il avait jusqu'alors tenue obstinément baissée sur la poitrine, et, d'une voix caverneuse, il prononça :
-Da vestr ha mestr an holl, pa teuz c'hoant da glewed (Ton maître est le maître de tous, puisque tu désires le savoir).
La curiosité de Fulupic était plus que satisfaite. Dans le visage de l'homme, la place des yeux et celle du nez étaient vides, et la mâchoire inférieure pendait. Le couvreur ne se soucia pas d'avoir d'autres explications. Il planta là son échelle et se sauva de toute la vitesse de ses jambes : il avait reconnu l'Ankou.

Source : La Légende de la Mort, d'Anatole Le Braz
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Re: L'Ankou

Message par faer le Mer 2 Mar - 17:47

L'Homme qui amena la peste....
Un jour un viel homme recontra une vieille femmequi l'interppela et lui demanda de la porter sur ses épaules afin de passer le cours d'eau qui était devant eux. L'homme, qui ne la connaissait pas, ne rechigna point et la porta sur ses épaules.
Mais l'homme avait présumé de ses forces, le courant était très fort. Il lui dit alors :
- Ma vielle dame, ja vais vous laisser là, je ne vais point me noyer pour vous.
- De grâce n'en faites rien! Cria la vielle femme.
- Continuons alors... Grogna t'il
Il tenta veinnement me de continuer, puis rebroussa chemin.
A mesure qu'il avançait vers le rivage, le poid sur ses épaule s'allégeait.
Ainsi, la ville de l'autre côté du rivage fut préservé de la peste. Mais si l'homme avait lachée la vieille dame d'en leau comme il en avait eut l'intention, le monde aurait été préservé de la peste...
La vieille femme n'était autre que la peste elle même.
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Re: L'Ankou

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